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FIFA - STORY

Chapitre 55 - La Bulgarie

7 Janvier 2013

"JE VAIS TE CREVER!"

Les mots sont sortis avec toute la puissance de ma haine. Mes lèvres veulent se délecter de leur sang. Mes mains veulent pénétrer leur chaire. Mon regard est focalisé vers la direction de Stepanov. Sa mort est une évidence.

Au loin, le reste de lucidité perçoit des sanglots. Ceux de Sydney. Le russe a réussi. Il l'a convaincue. Ses talents de manipulateurs ne sont plus à prouver. Son monologue continue:

"Pleure ma petite. Pleure. C'est difficile d'entendre la vérité. Je sais de quoi je parle. Mais je ne pouvais pas tuer ce monstre sans dévoiler sa véritable identité! Joshua est un chasseur! Il tue par plaisir! Il est comme moi! On aurait pu être des frères avec le temps...si tu nous avais pas balancé!"

Les bras puissants du reste de la meute empêchent tout mouvement de ma part. Ils sont un barrage indestructible qui retient tout le flux de ma violence intérieure.

"Maintenant que j'ai fait tomber le masque de notre ancien leader. Je souhaiterai revenir sur ce qui s'est passé en Bulgarie. Pourquoi tu as fait ça, mon gars? Ce n'était que quelques femmes..."

C'est la seconde étape. Celle qui précède la mort. Le russe n'a pas changé son mode de fonctionnement. Lorsque le prisonnier avait avoué, l'un de nous était désigné pour le supprimer. Quand c'était le tour de Stepanov, il prenait son temps. Un long discours en deux parties. La vérité puis le motif qui va l'amener à le tuer.

"Qu'est ce qu'elle représentait ces gonzesses pour toi? Rien! Je ne comprends toujours pas pourquoi tu as jugé ce que l'on a fait. Nous avons des besoins, Joshua. Cela faisait deux mois que nous n'avions pas vu de femmes. C'était normal."

Il y a six mois nous devions tuer cinq membres d'un réseau terroriste basés en Bulgarie. Ils étaient cloitrés dans un hameau perdu. Nous les avons tués avec la plus grande barbarie devant leur compagne. Elles ont tout vu. Elles ont pleuré. Ils les ont violées. Les cris résonnent encore dans ma tête. Je n'ai pas participé. Je ne ferai jamais ça à une femme. Je n'ai pas supporté de vivre avec l'idée que je les avais couverts pour leur méfait. Un soir, j'ai appelé Guillaume. Je lui ai tout avoué.

"Ce qui est drôle c'est que l'Etat français accepte nos meurtres et répugnent nos besoins sexuels. La meute a été dissoute et nous n'avons jamais reçu notre paye pour la mission en Bulgarie. Plus de job, plus de vie. Nous sommes redevenus des assassins de seconde zone. Capturable comme n'importe quel vulgaire meurtrier."

J'ai rejoins l'Angleterre pour mettre un terme à ma vie. Eteindre tout ses souvenirs mortels. Faire disparaître définitivement le monstre qui était en moi. Mais le destin en a décidé autrement. Craig m'a trouvé et a insufflé l'espoir. En vain.

"C'est pour cela que tu vas mourir, Joshua. Devant la belle demoiselle. Mais avant j'aimerai être payé pour le travaille que j'ai effectué."

Le faisceau de lumière se braque sur le visage humide de Sydney. Un murmure pervers s'échappe de la gorge du russe. Non pas ça.

Il l'attrape à la gorge. Ses doigts compressent son larynx. Elle tente de se débattre mais ses bras remuent l'air de désespoir. Les autres rient.

Moi "Tue-moi sale merde! Elle n'a rien à voir avec ça!"

Sydney tente d'aspirer les molécules d'oxygène mais l'étreinte est trop forte. Son cerveau n'est plus alimenté. Elle s'évanouie puis il l'a relâche.

"C'est maintenant que l'on va rire, sale traître!"

A l'aide d'un couteau, il déchire les vêtements de ma compagne. En quelques secondes, son corps nu est exposé aux yeux de tous ses gros porcs. Le bruit d'un ceinturon puis celui d'un pantalon qui glisse le long des jambes.

"Boris! Vient éclairer la zone pour que notre ami puisse admirer le spectacle."

La pression diminue légèrement mais seulement quelques millièmes de secondes. Marvin et Akif redoublent d'effort. La lampe dévoile l'intégralité des formes de Sydney. Son ventre fait des mouvements de bas en haut. Elle respire. Soudain une masse marquée par de nombreuses cicatrices se pose sur elle. Son sexe est en éjection.

Je n'arrive plus à hurler. La violence s'est fait immerger par le désespoir. Je ne peux pas voir ça. Mes yeux se ferment.

"Tenez-lui les paupières! Je veux qu'il voie tout! TOUT!"

On m'enfonce les doigts dans l'oeil sans aucune délicatesse. Je ne peux plus exercer mon réflexe palpébral. Je ne peux qu'observer le pénis qui s'approche de l'intimité de Sydney. Stepanov glousse d'excitation. Son corps se colle à celui de ma compagne lorsque Marvin se met à parler:

"Baise la comme un gr....."

Un craquement sec suivit d'un bruit de succion vient de l'interrompre.

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