Chapitre 65 – La dette
L’adolescent sourit à pleine dent tandis que Cascarino se décompose. Il l’a reconnu instantanément. Une claque du passé en pleine gueule. Sans prévenir.
Tony ferme délicatement la porte derrière pour lui pour que la conversation ne soit pas entendue.
Tony « Qu’est ce que tu fous là ? »
Le jeune pubère l’observe d’un air malicieux. Il tend sa main, paume vers le haut.
Le gamin « Papa attends toujours. »
L’entraineur de Millwall se doutait que ce jour là arriverait. Mais au fond de lui, il espérait que cela se passe le plus tard possible et surtout pas durant son ascension au sein des Lions.
Tony « Dis à ton père que je lui donnerai ce que je lui dois à la fin du mois de Janvier. »
Le gamin « Papa n’aime pas la négociation. »
Tony n’a jamais pu se le carrer ce merdeux. A chaque fois qu’il eu affaire avec lui, il s’imaginait lui coller une bonne paire de claque et de lui mettre un gros coup de pied dans le cul. Cela lui remettrait un peu les idées en place. Il oublie que c’est son père qui à le pouvoir et non, lui. Il n’est que le pion de son géniteur.
Tony « Il me fera une faveur en mémoire du bon vieux temps. »
Le jeune vient de perdre son sourire. Il sent que son couteau à cran d’arrêt se colle à sa cuisse. Il n’a qu’une envie c’est d’expulser la lame pour la loger dans la carotide de Cascarino. Ce type a toujours manqué de respect à son père. Il mériterait un châtiment à la hauteur de son arrogance. Au lieu de s’emparer de l’arme blanche, il dégaine son blackberry et compose le numéro de son paternel. Une voix grave et sourde s’échappe du haut parleur.
Le gamin « Cascarino demande un délai. Il veut payer à la fin du mois de Janvier.»
L’homme qui répond au nom de Flitz parle lentement.
Fitz « Je lui accorde un délai. Fin du mois de DECEMBRE. Il a jusqu’au 31 minuit. S’il n’a pas la somme qu’il me doit, il est mort. Où qu’il aille. »
Le gamin « Je lui dis. »
Cascarino n’a pas besoin que le gamin ne lui répète. Il a tout entendu. Il le fait comprendre à l’adolescent.
Le gamin « Je pisserai sur ton corps, Cascarino. A très vite. »
Seul sur le palier de sa maison, Tony n’a plus envie de baiser. Il a envie de fuir. Jamais il n’arrivera à réunir tout l’argent nécessaire pour éponger ses dettes de jeu. Flitz lui a fait crédit mais Tony n’a jamais été bon au poker. Malheureusement pour lui, il croit qu’il l’est. Cependant, il sait une chose : dans quinze jours, il est mort. Il va falloir se sortir de ce merdier d’une manière ou d’une autre. La fuite est inutile. Flitz a toujours tenu parole.
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