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FIFA - STORY

Chapitre 67 – Prise de pouvoir

24 Février 2013

Un mois plus tard.

Samedi 19 Janvier 2013

La maison des Collington est enveloppée d’un manteau neigeux somptueux. Le soleil illumine les baies vitrées qui ornent la véranda. Le jardin est immaculé.

De la rue, nous pouvons apercevoir les volets blancs s’enfoncer dans la fraicheur matinale. Une tête brune ose s’aventurer dans les efflux de la brise londonienne. La beauté féminine de ce visage encore endormie reste en apesanteur pour profiter de ce moment de bonheur. L’air frais lui pique chaque parcelle de sa peau comme pour lui rappeler que l’hiver court toujours. Après avoir apprécié ce doux moment, la chevelure noire disparaît derrière les vitres parfaitement nettoyées de cette habitation aux charmes multiples.

Un merle aux plumes soyeuses ose s’aventurer sur le rebord de la fenêtre. Seule ouverture sur le monde de la famille Collington. Son œil noir s’engouffre dans l’espace dissimulé par le double vitrage. Un lit ancien, construit à l’aide de matériaux nobles, est accolé à l’un des murs qui composent cette chambre. Au pied de cette confortable couche se dresse fièrement un téléviseur de marque coréenne. L’écran noir se dresse fièrement dans son espace, occupant ainsi le centre névralgique de cet espace intime. La femme au teint rafraichit par l’air de l’aurore a disparu. Au loin un grincement langoureux se fait entendre. L’être au bec jaune prend peur et disparaît dans le ciel.

Perdant le seul témoin du réveil de cette bâtisse, il nous est impossible de connaître l’origine de ce bruit si atypique. Pourtant, si l’on se plonge dans les souvenirs de notre enfance, nous pouvons aisément deviner cette sonorité. Nous avons tous déjà séjourné dans une veille maison où un escalier en bois grinçait sous notre démarche mal assurée. Ce bruit nous indique en toute logique que notre Eve du jour descend d’un pas hésitant une volée de marches capricieuses. Lorsqu’elle atteint le seuil réconfortant du rez-de-chaussée, son cœur s’accélère. Réaction provoquée par le spectacle qui se dresse dans son salon. Cette même pièce où elle accueillait son fils de retour parmi les morts. Symbole d’un bonheur retrouvé. Celui de la reprise de fonction de son couple. Son époux allait pouvoir exercer son pouvoir de mal dominant sur le déchet qui porte le sobriquet de fiston. Sa chatte s’impatientait de pouvoir se faire pénétrer par cet homme violent. Enfin retrouver l’orgasme apocalyptique qui lui manquait tant.

Cependant, l’objet perdu a changé. La progéniture soumise aux jeux sexuellement malsain de ses géniteurs n’est plus le même. C’est un enfant qui a perdu sa faculté d’être insouciant, d’être innocent. Cet animal que l’on surnomme le clébard a murit. Il n’est plus dirigé par l’instinct de soumission. L’amour la rendu calculateur. L’intelligence s’est mêlée à sa violence. Il est maître de lui-même. Signal fort d’une dangerosité devenue extrême. Le chien est redevenu le maître pour devenir l’homme de sa promise.

Cette quête de la perfection masculine débute par l’émancipation. Le refus de la domination. Ses parents l’ont apprit à leur dépend. Prisonniers de leur propre maison, isolés à cause de leur vie sociale inexistante, ils sont à la merci de leur propre fils. Drake s’est amusé avec son père. Il a joué le rôle de la bête blessée à la perfection pour mieux le surprendre. Le jour où son géniteur a voulu retrouver son autorité oubliée : il fut étonné de se voir la gorge tranchée. Ce n’est pas la dentition agressive de notre jeune adolescent qui fut à l’origine de ce jaillissement d’hémoglobine mais celui d’une lame effilée. Le couteau de la famille. Transmit de père en fils. Celui que Drake n’aurait jamais eu. Le clébard a voulu rendre la scène ironique et satanique.

Sa mère au sexe dérangé est séquestrée depuis tout ce temps. Son enfant la maintient en vie pour qu’elle puisse subir chaque jour le regard mortel de son époux qui siège sur le sofa. Chaque minute qui passe, Drake se délecte de cette douleur matérialisée sur le visage de sa maman. Joie intense qui ne perd pas de sa force au fil des jours. Apprendre à apprécier les choses, c’est sa nouvelle directive. Il doit apprendre à se nourrir de la souffrance des autres pour se goinfrer de celle de Joshua. Lorsqu’il aura absorbée toute la force de cet homme, il deviendra l’être parfait pour l’élu de son cœur. Dans quelques jours, il partira en chasse. Mais avant, il doit tuer sa génitrice en lui glissant sa lame dans la source de ses plaisirs impardonnables. Pour un unique but : celui de l’amour.

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